Trekking - Karakul, Muztagh Ata
Au cours de notre sejour a Kashgar, nous avons organise un trek de trois jours pres du lac Karakul, sur la route du Pakistan (le debut de la mythique Karakorum Highway).
La route qui nous conduit au lac est une des plus belles routes que j'ai jamais vues... Nous traversons d'abord des montagnes rougeoyantes, puis les couleurs prennent des tons ocres, plus subtiles. Nous apercevons les premiers hauts sommets enneiges qui culminent a plus de 7000m d'altitude, soudain surgissent des dunes gigantesques, le desert qui rencontre la montagne... GRANDIOSE!

Nous arrivons au Lac Karakul, perche a quelques 3500m d'altitude, entoure de sommets enneiges impressionants.
Nous etablissons notre camp, non loin de la, dans un village Kirghiz. Nous devons nous acclimater progressivement a l'altitude pour l'ascension du Muztagh Ata (7500m) le lendemain. Nous nous contenterons bien sur du camp de base situe a 4500m. Je suis un peu angoissee car c'est ma premiere experience a une telle altitude.
Notre rencontre avec un Allemand qui redescend du camp de base, en piteux etat, n'est pas pour nous rassurer... Le pauvre a ete malade toute la nuit a cause de l'altitude (nausees, vertiges).
Quelques photos du village voisin de notre camp:


Le Muztagh Ata :

Le lendemain matin, nous partons avec un porteur et une mule pour le camp de base.


Lesley et moi supportons bien l'altitude mais Andrea montre quelques symptomes inquietants. Nous atteignons le camp vers 15h, et les choses serieuses commencent...
Notre porteur s'empresse de repartir dans la vallee, nous laissant planter notre tente. Andrea est indisposee mais la situation est encore sous controle.
Nous forcons avec Lesley l'entree de la cabane en tole, qui sert de camp de base, pour nous mettre a l'abri du froid glacial et preparer a manger. Probleme numero 1: faire du feu a 4500m d'altitude n'est pas chose aisee! Nous nous debattons avec un fourneau qui est a moitie casse et reussissons a faire chauffer un peu d'eau au moins utilisable pour nous laver les mains.
Le camping gaz (fourni par l'agence de Kashgar) ne fonctionne qu'a moitie, finalement nous parvenons a faire bouillir un peu d'eau pour le the et les incontournables "instant noodles" (qui me paraissent a ce moment un veritable festin!).

A peine le soleil disparu derriere les montagnes, le froid devient vite insupportable et nous trouvons refuge sous la tente dans les epais sacs de couchage. Andrea devient alors TRES malade, prise de vomissements et frissons incontrolables. Nous sommes tres inquietes, ne sachant que faire, sans personne pour nous aider. Finalement, l'etat d'Andrea se stabilise et nous reussissons a passer la nuit.
Au reveil, tout est gele, nous attendons avec impatience l'apparition des premiers rayons du soleil pour nous rechauffer!
Je prends mon courage a deux mains et part a l'assaut du glacier situe 500 metres plus haut. Je ne le regrette pas: la vue est tout simplement sublime!

Notre porteur arrive avec une heure d'avance, nous nous pressons de tout emballer. Il prend les devants avec nos vetements chauds et reserves d'eau... Nous ne le reverrons plus avant l'arrivee! Pas tres responsable notre porteur... Surtout que nous finissons notre marche sous -2 degres, un vent glacial charge de flocons de neige, le tout sans nos vetements chauds!
A l'arrivee, nous sommes transies de froid, les doigts a moitie geles. J'entre dans une colere noire (ceux qui me connaissent peuvent imaginer mon etat), et aurais etripe le porteur si mes deux camarades ne m'avaient pas retenue...
Pour la pauvre Andrea, le trek aura ete une experience plutot douloureuse, pour Lesley et moi une experience inoubliable et formatrice (a present je suis rodee aux situations stressantes et survie en haute montagne!). Une fois encore, l'agence de Kashgar (John's cafe) ne nous avait pas donne tous les details et John a notamment omis de nous dire que nous serions seules pendant la nuit passee au camp de base... Le camping gaz qui ne fonctionnait pas, les reserves d'eau potable largement insuffisante, le porteur qui file comme un lapin et ne nous attends jamais...
En depit de toutes ces difficultes, je suis heureuse d'avoir effectue ce trek, qui restera une experience inoubliable...
La route qui nous conduit au lac est une des plus belles routes que j'ai jamais vues... Nous traversons d'abord des montagnes rougeoyantes, puis les couleurs prennent des tons ocres, plus subtiles. Nous apercevons les premiers hauts sommets enneiges qui culminent a plus de 7000m d'altitude, soudain surgissent des dunes gigantesques, le desert qui rencontre la montagne... GRANDIOSE!

Nous arrivons au Lac Karakul, perche a quelques 3500m d'altitude, entoure de sommets enneiges impressionants.
Nous etablissons notre camp, non loin de la, dans un village Kirghiz. Nous devons nous acclimater progressivement a l'altitude pour l'ascension du Muztagh Ata (7500m) le lendemain. Nous nous contenterons bien sur du camp de base situe a 4500m. Je suis un peu angoissee car c'est ma premiere experience a une telle altitude.
Notre rencontre avec un Allemand qui redescend du camp de base, en piteux etat, n'est pas pour nous rassurer... Le pauvre a ete malade toute la nuit a cause de l'altitude (nausees, vertiges).
Quelques photos du village voisin de notre camp:

Le Muztagh Ata :

Le lendemain matin, nous partons avec un porteur et une mule pour le camp de base.

Lesley et moi supportons bien l'altitude mais Andrea montre quelques symptomes inquietants. Nous atteignons le camp vers 15h, et les choses serieuses commencent...
Notre porteur s'empresse de repartir dans la vallee, nous laissant planter notre tente. Andrea est indisposee mais la situation est encore sous controle.
Nous forcons avec Lesley l'entree de la cabane en tole, qui sert de camp de base, pour nous mettre a l'abri du froid glacial et preparer a manger. Probleme numero 1: faire du feu a 4500m d'altitude n'est pas chose aisee! Nous nous debattons avec un fourneau qui est a moitie casse et reussissons a faire chauffer un peu d'eau au moins utilisable pour nous laver les mains.
Le camping gaz (fourni par l'agence de Kashgar) ne fonctionne qu'a moitie, finalement nous parvenons a faire bouillir un peu d'eau pour le the et les incontournables "instant noodles" (qui me paraissent a ce moment un veritable festin!).

A peine le soleil disparu derriere les montagnes, le froid devient vite insupportable et nous trouvons refuge sous la tente dans les epais sacs de couchage. Andrea devient alors TRES malade, prise de vomissements et frissons incontrolables. Nous sommes tres inquietes, ne sachant que faire, sans personne pour nous aider. Finalement, l'etat d'Andrea se stabilise et nous reussissons a passer la nuit.
Au reveil, tout est gele, nous attendons avec impatience l'apparition des premiers rayons du soleil pour nous rechauffer!
Je prends mon courage a deux mains et part a l'assaut du glacier situe 500 metres plus haut. Je ne le regrette pas: la vue est tout simplement sublime!

Notre porteur arrive avec une heure d'avance, nous nous pressons de tout emballer. Il prend les devants avec nos vetements chauds et reserves d'eau... Nous ne le reverrons plus avant l'arrivee! Pas tres responsable notre porteur... Surtout que nous finissons notre marche sous -2 degres, un vent glacial charge de flocons de neige, le tout sans nos vetements chauds!
A l'arrivee, nous sommes transies de froid, les doigts a moitie geles. J'entre dans une colere noire (ceux qui me connaissent peuvent imaginer mon etat), et aurais etripe le porteur si mes deux camarades ne m'avaient pas retenue...
Pour la pauvre Andrea, le trek aura ete une experience plutot douloureuse, pour Lesley et moi une experience inoubliable et formatrice (a present je suis rodee aux situations stressantes et survie en haute montagne!). Une fois encore, l'agence de Kashgar (John's cafe) ne nous avait pas donne tous les details et John a notamment omis de nous dire que nous serions seules pendant la nuit passee au camp de base... Le camping gaz qui ne fonctionnait pas, les reserves d'eau potable largement insuffisante, le porteur qui file comme un lapin et ne nous attends jamais...
En depit de toutes ces difficultes, je suis heureuse d'avoir effectue ce trek, qui restera une experience inoubliable...


































