Parc Torres del Paine, Chili
La ville est toute petite mais charmante egalement, les gens sont tres accueillants et je me sens tout de suite a l´aise dans les petits cafes du coin. Je ne reste cependant que deux jours avant et apres l´inoubliable trek dans le tres fameux parc national du Torres del Paine.
Leocadio est la personne qui m´aide a tout organiser depuis son agence a Puerto Natales, il reserve les refuges et les transports pour le parc. Il me prete meme son sac a dos tout neuf pour que je puisse emporter suffisamment de nourriture pour les 4 jours de randonnee! Adorable...
Me voici donc partie de bon matin pour le Torres del Paine. J´apprehende un peu les 4 jours car tant de gens m´ont parle des vents terribles qui balaient le parc et des pluies glaciales qui arrivent subitement. A El Chalten en Argentine, j´ai deja fait la douloureuse experience du vent atroce de Patagonie et cela ne me rassure pas trop. Les rafales sont telles qu´il est parfois impossible de rester en equilibre, surtout avec un sac sur le dos...
Je m´assoupis un peu dans le bus et a peine deux heures plus tard, j´ouvre les yeux et un spectacle incroyable se decouvre devant moi. Un lac d´un bleu profond, au coeur des steppes ou courent quelques lamas, et en fond se detachent les imposantes Tours du Paine... Splendide! Le ciel est bleu, pas un nuage, pas trop de vent, je ne pouvais pas rever mieux comme conditions pour mon ascension a la base des tours dans l´apres midi de mon premier jour.
Le lendemain, premiere grosse mesaventure de mon voyage. Je perds mon super sac de couchage, que j´ai achete juste avant de partir et auquel je suis tant attachee! Mal fixe sur mon sac quand je descends du mini bus, une bourrasque de vent a vite fait de le faire disparaitre. Je passe pres d´une heure a chercher desesperemment ce duvet qui pese a peine 1,2 kilos avec l´aide de quelques autres personnes, qui partagent mon desarroi... En vain, je le retrouverais pas.
Vue sur le massif de Los Cuernos depuis le catamaran sur le lac Pehoe:
Je continue en direction du glacier Grey, une marche magnifique a travers des forets, des plateaux ou circulent des vents tres violents, qui longe des lacs de couleurs tres differentes (bleu-gris, bleu fonce, bleu turquoise...). La vue en arrivant sur le glacier est a couper le souffle.
Je termine les 4 jours de trek par une epuisante journee de 10 heures de marche a travers la Vallee francaise, qui me conduit le long de lacs, rivieres, glaciers, a un magnifique point de vue au coeur du massif Paine. Je me retrouve dans un cirque de montagnes imposantes, les 10 heures de marche en valaient la peine! Et puis, la chance etait avec moi, pas de pluie pendant tout le trek!
En route, je croise souvent les memes personnes avec qui je fais un bout de chemin, on se retrouve le soir aux refuges, on discute de notre journee... Comme d´habitude en voyage, on fait des rencontres amusantes et improbables...
Le second jour, je croise un Australien plutot excentrique, d´environ 45-50 ans, le visage ravage par le soleil et le vent. Il passe difficilement inapercu avec son enorme appareil photo en bandouliere et un sac a dos qu´il a visiblement bien du mal a porter tant il est lourd! Il est photographe et commence a me parler de son voyage en Bolivie de ses mesaventures avec son appareil photo qui lui joua un mauvais tour en plein desert de sel... Une vraie catastrophe, il retourne sur La Paz pour le faire reparer et repaie pour le meme circuit, cette fois avec les photos!! En Argentine, dans le parc des glaciers, il manque d´etrangler une hotesse sur le catamaran car celle ci ne vend pas les bonnes pellicules pour son appareil photo... Il ratera a cause de cela les plus belles photos de sa vie! Bref, un personnage de roman sur lequel je pourrais bien ecrire quelques pages... Je le croise tous les jours, il arrive a peu pres 3-4 heures apres moi aux refuges, a la tombee de la nuit, toujours tres en retard.... Il lui arrive les pires mesaventures: on lui vole sa trousse de toilette, il ne ferme pas l´oeil de la nuit a cause d´une bande d´Israeliens saouls installes dans la tente voisine et qui braillent toute la nuit en imitant des bruits d´oiseaux...
Ces rencontres sont toute la richesse de ce voyage, au cours de ces quelques jours, je fais aussi la connaissance d´un couple de Parisiens, d´une Bresilienne de Sao Paulo, de deux Suisses, d´une Japonaise expatriee au Chili, d´une Americaine de 50 ans un peu cinglee, de nombreux Chiliens qui parlent francais et travaillent dans les refuges et qui me donnent plein d´infos utiles pour le reste du voyage...











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