Sur la route des Andes
J'entame a present une nouvelle etape de mon voyage en Amerique du sud: la route des Andes.
Je m'arrete brievement a Mendoza, de l'autre cote de la cordillere en venant de Santiago du Chili, pour faire le tour des vignobles de la region. Le Malbec est originaire de cette region et je suis toujours aussi enchantee par la qualite du vin argentin.
Je prends un bus pour San Agostin del Valle Fertil. Sur la route, les plaines cedent la place a un paysage de plus en plus aride. Nous traversons des villages minuscules, prenons des gens en route et je n'ai deja plus l'impression d'etre en Argentine. Les maisons en torchis, les enfants qui viennent recuperer leur famille au bus avec une charrue et une mule, les gens qui s'entassent debout dans le bus, me rappellent etrangement l'Asie... Le bus qui transite 3 fois par jour entre San Juan et San Agostin transporte aussi bien les locaux pour quelques minutes que pour 3 ou 4 heures mais aussi le courrier et les colis, un vrai lien social!
Apres un epuisant trajet en bus de plus de 6 heures a travers des espaces desertiques et accablee de chaleur, j'atteinds enfin San Agostin. J'ai l'impression d'etre arrivee en plein Far West: une ville endormie sous la chaleur, quelques epiceries, quelques restaurants mais pour la plupart vides, pas un touriste en vue ni un hotel... Gros changement apres les villes touristiques du sud et meme de Mendoza! Je rencontre Sylviane, une Strasbourgeoise, avec qui je me retrouve dans la meme auberge de jeunesse, dont nous sommes d'ailleurs les seules hotes a l'exception d'un jeune Argentin.
Nous partons des le lendemain pour La Vallee de la lune et le parc Talampaya. Ces deux sites ont recemment ete inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco, et une fois sur place, on comprend pourquoi. J'ai eu l'occasion de voir un certain nombre de sites classes au patrimoine mondial de l'humanite jusqu'a present, mais j'ai ete tres impressionnee par l'etrange beaute de ces paysages.
La Valle de la lune est traversee par une riviere aujourd´hui a sec, mais au fil des millenaires se sont formees des sculptures naturelles dans la pierre rouge friable, la glaise monochrome, et les cendres volcaniques, d'ou l'incroyable richesse des couleurs. La flore desertique, la presence de buissons et de hauts cactus ajoutent encore a l'etrangete du lieu...
La region regorge egalement de tresors archeologiques, des restes de dinosaure ont ete retrouves dans les annees 90. Le temps et l'erosion due aux eaux de ruissellement ont mis au jour de nombreux fossiles, dont certains sont vieux de 180 millions d'annees.


En arrivant ensuite a Talampaya, j'ai l'impression de traverser un temple ou une cathedrale devant les grandes colonnes sculptees dans le canyon de gres rouge... Quelques condors survolent le canyon et leur ombre vient se refleter sur les parois, le tout dans un silence effrayant. Je suis sur une autre planete. Soudain, je crois voir surgir une forme humaine au loin, qui ressemble a un moine, une autre qui ressemble a un aigle ou a un chameau, non ce ne sont pas des mirages...



Bref, des instants magiques et si envoutants que l'on voudrait pouvoir arreter le temps... Il faut quand meme dire que j'ai eu la chance de visiter le parc dans des conditions optimales car nous ne sommes qu'un petit groupe de 10 personnes. Pas d'autres touristes aux alentours car l'acces au site est tres reglemente et un guide est necessaire.
Je m'arrete brievement a Mendoza, de l'autre cote de la cordillere en venant de Santiago du Chili, pour faire le tour des vignobles de la region. Le Malbec est originaire de cette region et je suis toujours aussi enchantee par la qualite du vin argentin.
Je prends un bus pour San Agostin del Valle Fertil. Sur la route, les plaines cedent la place a un paysage de plus en plus aride. Nous traversons des villages minuscules, prenons des gens en route et je n'ai deja plus l'impression d'etre en Argentine. Les maisons en torchis, les enfants qui viennent recuperer leur famille au bus avec une charrue et une mule, les gens qui s'entassent debout dans le bus, me rappellent etrangement l'Asie... Le bus qui transite 3 fois par jour entre San Juan et San Agostin transporte aussi bien les locaux pour quelques minutes que pour 3 ou 4 heures mais aussi le courrier et les colis, un vrai lien social!
Apres un epuisant trajet en bus de plus de 6 heures a travers des espaces desertiques et accablee de chaleur, j'atteinds enfin San Agostin. J'ai l'impression d'etre arrivee en plein Far West: une ville endormie sous la chaleur, quelques epiceries, quelques restaurants mais pour la plupart vides, pas un touriste en vue ni un hotel... Gros changement apres les villes touristiques du sud et meme de Mendoza! Je rencontre Sylviane, une Strasbourgeoise, avec qui je me retrouve dans la meme auberge de jeunesse, dont nous sommes d'ailleurs les seules hotes a l'exception d'un jeune Argentin.
Nous partons des le lendemain pour La Vallee de la lune et le parc Talampaya. Ces deux sites ont recemment ete inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco, et une fois sur place, on comprend pourquoi. J'ai eu l'occasion de voir un certain nombre de sites classes au patrimoine mondial de l'humanite jusqu'a present, mais j'ai ete tres impressionnee par l'etrange beaute de ces paysages.
La Valle de la lune est traversee par une riviere aujourd´hui a sec, mais au fil des millenaires se sont formees des sculptures naturelles dans la pierre rouge friable, la glaise monochrome, et les cendres volcaniques, d'ou l'incroyable richesse des couleurs. La flore desertique, la presence de buissons et de hauts cactus ajoutent encore a l'etrangete du lieu...
La region regorge egalement de tresors archeologiques, des restes de dinosaure ont ete retrouves dans les annees 90. Le temps et l'erosion due aux eaux de ruissellement ont mis au jour de nombreux fossiles, dont certains sont vieux de 180 millions d'annees.


En arrivant ensuite a Talampaya, j'ai l'impression de traverser un temple ou une cathedrale devant les grandes colonnes sculptees dans le canyon de gres rouge... Quelques condors survolent le canyon et leur ombre vient se refleter sur les parois, le tout dans un silence effrayant. Je suis sur une autre planete. Soudain, je crois voir surgir une forme humaine au loin, qui ressemble a un moine, une autre qui ressemble a un aigle ou a un chameau, non ce ne sont pas des mirages...



Bref, des instants magiques et si envoutants que l'on voudrait pouvoir arreter le temps... Il faut quand meme dire que j'ai eu la chance de visiter le parc dans des conditions optimales car nous ne sommes qu'un petit groupe de 10 personnes. Pas d'autres touristes aux alentours car l'acces au site est tres reglemente et un guide est necessaire.

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