Au pays des Incas
A mon arrivee a Cuzco, je dois patienter quelques jours avant de commencer le chemin de l'Inca qui est un trek de 4 jours qui mene au sommet du Macchu Pichu. J'en profite donc pour visiter la ville qui est splendide et regorge de vestiges Incas ainsi que la Vallee Sacree autour de Cuzco.
Cuzco fut jadis la capitale de l'empire Inca qui s'etendait de la Colombie jusqu' a Santiago au Chili.
Dans la Vallee sacree, je decouvre les ruines Incas des villages de Pisac, Ollyantantambo et Chinchero. Je fais la connaissance de trois Allemands et deux freres Peruviens installes aux Etats-Unis mais qui reviennent regulierement en vacances au Perou, et Paulo l'un d'entre eux est un expert du Chemin de l'Inca (qu'il a effectue au moins 10 fois!). Ils me parlent avec passion de leur pays.
Le jour du depart tant attendu pour le Macchu Pichu est arrive. Ce fut une experience interessante sur le plan culturel mais aussi sur d' autres aspects...
Le depart est assez chaotique, il pleut des cordes (c'est normal, la fin de la saison des pluies) et la route est bloquee. Nous devons donc continuer a pied puis en mini bus ou nous sommes litteralement entasses les uns sur les autres. Je fais ensuite la connaissance de mon groupe, compose seulement de quatre personnes:
- Carmen, Canadienne d'environ 30 ans, chauffeur de bus, de forte carrure et d'un humour un peu "special" dirons nous, plutot caustique, qui semble cacher un certain mal etre. Elle a une facheuse habitude de parler toute seule, ce qui surprend un peu au debut...
- Philip, geant de 2 metres, est Irlandais et en parfaite condition physique, toujours en tete sur le chemin... Il a un cote un peu Allemand, probablement son physique.
- Enfin, Heiley est la "Miss Debrouille" de notre groupe. Neo Zelandaise de 36 ans, super active, elle vit au Canada depuis une dizaine d'annees et travaille comme guide pour une societe d'eco tourisme americaine. Donc le camping et la nature, elle maitrise! Courageuse ou inconsciente (?), elle s'apprete a traverser la Bolivie a velo... Une vraie Kiwi!
Conclusion: un groupe super heterogene et reduit, ce qui laisse presager du pire...
Photo de groupe, Philip, Heiley et Carmen:

Des le debut, Carmen, visiblement peu entrainee a l'effort physique, est a la traine avec notre guide. Le lendemain, nous passons un col a 4200 metres et enchainons presque 5 heures de montee sous la pluie sur des marches de pierre particulierement hautes pour mes courtes jambes...
Les capes de pluies a l'assaut de la montee au "Dead Women's Pass":

Notre equipe de cuisiniers, sous la tente:

Carmen etant a plus de 2 heures derriere nous, Philip commence a perdre patience: "What the fuck is she doing here if she can't walk?" Heiley et moi essayons de temperer en repondant que tout le monde a le droit de faire le Chemin de l'Inca a son rythme, mais un peu d'entrainement n'aurait pas fait de mal...
La tension monte au fil des jours, Carmen accumule les bourdes, on l'attend le matin pour partir, etc, et Philip n'en finit plus de s'enerver. Super ambiance!
En chemin:


Retrouvailles sur le chemin avec Marc, le Neo Zelandais de Uyuni en Bolivie!

La veille de notre arrivee prevue au Macchu Pichu, immense deception a notre arrivee au camp ou nous apprenons que nous ne pourrons pas descendre a pied par le Chemin a cause d'un glissement de terrain qui rend le chemin impraticable et dangereux. La seule solution est donc de se lever le lendemain a 3 heures du matin et descendre au village de Aguas Calientes pour prendre un bus et visiter le Macchu Pichu, pas de chance...
Nous sommes tous decus et epuises le lendemain lorsqu'il faut descendre le chemin abrupt de nuit, a la lueur de nos "frontales". Avant l'arrivee a Aguas Calientes, c' est le "clash" general, tout le monde pete les plombs et engeule tout le monde. Notre guide, jeune et bien incapable de remettre de l'ordre, est depite.
Finalement, une fois arrives au Macchu Pichu et l'abces etant creve, les relations se rechauffent... Devant un spectacle, il est difficile de faire autrement!
Ambiance mystique a notre arrivee au petit matin, sous la brume et la pluie, qui cedent peu a peu place au soleil... Le site change d'aspect a chaque minute, les photos traduisent difficilement l'instant du moment et l'intensite du spectable.



J'ai donc survecu a "l'Inca Trail", comme on dit ici! Mais ai attrape un mechant rhume qui me prive de ma voix pour les prochains jours...
Cuzco fut jadis la capitale de l'empire Inca qui s'etendait de la Colombie jusqu' a Santiago au Chili.
Dans la Vallee sacree, je decouvre les ruines Incas des villages de Pisac, Ollyantantambo et Chinchero. Je fais la connaissance de trois Allemands et deux freres Peruviens installes aux Etats-Unis mais qui reviennent regulierement en vacances au Perou, et Paulo l'un d'entre eux est un expert du Chemin de l'Inca (qu'il a effectue au moins 10 fois!). Ils me parlent avec passion de leur pays.
Le jour du depart tant attendu pour le Macchu Pichu est arrive. Ce fut une experience interessante sur le plan culturel mais aussi sur d' autres aspects...
Le depart est assez chaotique, il pleut des cordes (c'est normal, la fin de la saison des pluies) et la route est bloquee. Nous devons donc continuer a pied puis en mini bus ou nous sommes litteralement entasses les uns sur les autres. Je fais ensuite la connaissance de mon groupe, compose seulement de quatre personnes:
- Carmen, Canadienne d'environ 30 ans, chauffeur de bus, de forte carrure et d'un humour un peu "special" dirons nous, plutot caustique, qui semble cacher un certain mal etre. Elle a une facheuse habitude de parler toute seule, ce qui surprend un peu au debut...
- Philip, geant de 2 metres, est Irlandais et en parfaite condition physique, toujours en tete sur le chemin... Il a un cote un peu Allemand, probablement son physique.
- Enfin, Heiley est la "Miss Debrouille" de notre groupe. Neo Zelandaise de 36 ans, super active, elle vit au Canada depuis une dizaine d'annees et travaille comme guide pour une societe d'eco tourisme americaine. Donc le camping et la nature, elle maitrise! Courageuse ou inconsciente (?), elle s'apprete a traverser la Bolivie a velo... Une vraie Kiwi!
Conclusion: un groupe super heterogene et reduit, ce qui laisse presager du pire...
Photo de groupe, Philip, Heiley et Carmen:

Des le debut, Carmen, visiblement peu entrainee a l'effort physique, est a la traine avec notre guide. Le lendemain, nous passons un col a 4200 metres et enchainons presque 5 heures de montee sous la pluie sur des marches de pierre particulierement hautes pour mes courtes jambes...
Les capes de pluies a l'assaut de la montee au "Dead Women's Pass":

Notre equipe de cuisiniers, sous la tente:

Carmen etant a plus de 2 heures derriere nous, Philip commence a perdre patience: "What the fuck is she doing here if she can't walk?" Heiley et moi essayons de temperer en repondant que tout le monde a le droit de faire le Chemin de l'Inca a son rythme, mais un peu d'entrainement n'aurait pas fait de mal...
La tension monte au fil des jours, Carmen accumule les bourdes, on l'attend le matin pour partir, etc, et Philip n'en finit plus de s'enerver. Super ambiance!
En chemin:


Retrouvailles sur le chemin avec Marc, le Neo Zelandais de Uyuni en Bolivie!

La veille de notre arrivee prevue au Macchu Pichu, immense deception a notre arrivee au camp ou nous apprenons que nous ne pourrons pas descendre a pied par le Chemin a cause d'un glissement de terrain qui rend le chemin impraticable et dangereux. La seule solution est donc de se lever le lendemain a 3 heures du matin et descendre au village de Aguas Calientes pour prendre un bus et visiter le Macchu Pichu, pas de chance...
Nous sommes tous decus et epuises le lendemain lorsqu'il faut descendre le chemin abrupt de nuit, a la lueur de nos "frontales". Avant l'arrivee a Aguas Calientes, c' est le "clash" general, tout le monde pete les plombs et engeule tout le monde. Notre guide, jeune et bien incapable de remettre de l'ordre, est depite.
Finalement, une fois arrives au Macchu Pichu et l'abces etant creve, les relations se rechauffent... Devant un spectacle, il est difficile de faire autrement!
Ambiance mystique a notre arrivee au petit matin, sous la brume et la pluie, qui cedent peu a peu place au soleil... Le site change d'aspect a chaque minute, les photos traduisent difficilement l'instant du moment et l'intensite du spectable.



J'ai donc survecu a "l'Inca Trail", comme on dit ici! Mais ai attrape un mechant rhume qui me prive de ma voix pour les prochains jours...
